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584 SIÈGE DE LANDRECIES .

A la pelite attaque l’ouverture de la tranclie'e, prise de plus loin,s’exe'cute d’une manière beaucoup plus tranquille.

Pendant le jour on perfectionne tous ces travaux. Dès-lors et jus-qu’à la reddition, la place continue le feu le plus vif de tous lespoints de ses remparts. On sait que le canon tue peu de monde dansdes tranclie'es bien faites ; mais les bombes et les obus, tirés avecabondance et adresse , incommodent par fois beaucoup l’assie'geant.

Des détachemens des gardes nationales de plusieurs villes voisines,conduits par leur zèle , l’amour cle la patrie et la haine des étrangers,arrivent au camp dans l’intention de partager les dangers et les fa-tigues du siège.

Le commandant du génie et le général Bonnard , commandant del’artillerie, déterminèrent conjointement l’emplacement des batteries,sur les prolongemens des branches des ouvrages attaqués. Il y aurabouches à feu en jeu, réparties en deux fortes batteries à la grandeattaque. A l’attaque secondaire 1.4 bouches formeront quatre petitesbatteries.

Le 24 messidor ( 12 juillet). A l’une et à l’autre attaque on élargitles tranchées : on prolonge les communications, l’artillerie travailleà ses batteries.

Le 25 messidor (i3 juillet). Le général Ferrand étant incommodéquitte l’armée de siège, dont le général Schérer prend le comman-dement.

On poursuit et l’on perfectionne les différens travaux comme laveille ; mais la faiblesse de l’armée de siège, la disette d’outils et leurmauvaise qualité, déterminent le commandant du génie à dégarnirla seconde attaque afin de porter des moyens plus forts à l’attaqueprincipale. Celle-ci doit cheminer sur le bastion n.° 3, la demi-luneg, et la lunette i5. Celle-là, qui doit aussi conduire trois chemine-inens sur chacun des trois saillans de l’ouvrage à corne, se conten-tera de celui du milieu sur la demi-lune.

Sur le soir le commandant de la place ( 1 ) envoie un parlementaire.

(1) Le général Foulon.