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alignemens, s’égarent et se jettent beaucoup en arrière. On trouveracependant dans la suite le moyen de tirer parti de ce faux travail ,dont on fera des communications.
Cependant l’établissement des deux batteries extrêmes de la droiteet de la gauche se trouve encore retardé.
A la petite attaque, on perfectionne la première parallèle, et l’ontravaille aux batteries.
Le 10 thermidor (28 juillet). Pendant la nuit, on répare avec leplus grand succès les erreurs et l’inaction des nuits précédentes. Laparallèle est prolongée de deux cents toises à chacune de ses extrémités.Quatre hommes sont tués ; trois sont blessés. Le chef de bataillon De-murçay, commandant en second de l’artillerie est blessé au cou d’uncoup de fusil.
Au jour, les deux batteries extrêmes susdites sont tracées. On y tra-vaille avec activité.
L’ennemi sort de la redoute dite du Mayeur deux petites piècesde campagne, soutenues par un peloton d’infanterie. Il tire plusieurscoups, dont il enfile quinze ou vingt toises de l’extrémité gauche de laparallèle , qu’on abandonne momentanément.
Le travail de la seconde attaque est de même espèce que celui de laveille.
Le 11 thermidor ( 29 juillet ). Le grand travail de la nuit précé-dente est perfectionné ; la première parallèle est terminée ; une nou-velle communication est pratiquée sur sa gauche.
La manœuvre que l’assiégé a fait la veille , faisant craindre pour lanuit une sortie, on fait garder la gauche de la parallèle par un fortdétachement de grenadiers ; mais l’ennemi reste enfermé dans ses pa-lissades ; il se contente, le jour venu, de continuer le feu de ses petitespièces, qu’il fait encore sortir ; mais la partie qu’il enfilait a été recou-verte pendant la nuit par un crochet qui rompt l’enfilade.
Les jours suivans , ces petites pièces disparaissent.
Le travail de la fausse attaque n’offre rien de nouveau.
Un homme est tué ; trois sont blessés.