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SIÈGE DU QUESNOY. S97

rendre ; que les chefs, les ingénieurs et les Croates veulent seuls pro-longer la défense. Ils assurent que la garnison ignore le de'cret de laConvention nationale et les succès de nos armées.

Le 20 thermidor ( 7 août). Pendant la nuit, la seconde parallèlede l’attaque principale acquiert ce qui lui manque de développementpour embrasser entièrement le front d’attaque. Une nouvelle communi-cation est ménagée entre elle et la première parallèle sur la gauche. D’au-tres parties de communications sont ménagées circulairement autourde quelques batteries que l’artillerie a établies dans la tranchée.

A la fausse attaque, on débouche de la deuxième parallèle. Commel’assie'gé semble ne pas faire assez de cas de cette attaque, le capi-taine du génie Montfort qui la conduit, reçoit l’ordre de la pousserassez vigoureusement pour qu’elle prenne les devans sur l’attaqueprincipale; et que l’ennemi, forcé d’y faire attention, y porte unepartie de ses moyens.

Pendant la nuit l’artillerie, dont une partie tire à boulets rouges ,met le feu au grand clocher, aubéfroi et à plusieurs maisons voisines.Cet incendie est le plus considérable qui ait éclaté pendant tout lesiège. Les bons Français gémissent de voir dévaster ainsi une villefrançaise, et commettre de sang-froid une cruauté inutile (1).

On continue à enlever des tranchées l’eau et la boue qui les rendentinhabitables.

Nos canonniers font grand feu toute la journée ; la place leur ré-pond vivement.

On prend les mesures les plus sévères pour empêcher les soldatsde garde et particulièrement les officiers, de défaire les banquettesdes parallèles à mesure qu’elles sont formées , pour y creuser des.niches , souvent recouvertes de feuillages ou de paille, dans lesquellesils s’asseyent et s’endorment : ils s’exposent ainsi à se laisser sur-prendre dans des tranchées • qu’ils mettent hors d’état de servir.

(1) Çette cruauté inutile était le résultat des ordres émanés du représentant dupeuple Duquesnoy.

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