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S 9 8 S I lî C E DU Q U E S N O Y.

Le 2 1 thermidor ( 8 août ). A la grande attaque on emploie la nuità perfectionner la seconde parallèle : sa proximité' de la place ( de80 à 100 toises) exige qu’elle soit beaucoup plus travaillée que lapremière. *

Pendant toute la journée le temps est mauvais à un tel excès quetout travail est forcément suspendu : les batteries cessent de tirer :les assiégeons et les assiégés gardent le silence.

Les tranchées sont impraticables ; le soldat est dans la boue jus-qu’aux genoux. Les canons, les voitures d’artillerie restent çà et làembourbés. Les bois coupés pour consolider les tranchées n’ont puêtre amenés, parce que l’artillerie a distrait pour son service particu-lier les voitures destinées à ce transport.

Le 2 3 thermidor (g août). La nuit et le jour se passent à peuprès d'une manière aussi désagréable. Cependant sur le soir le temp sdevenant un peu moins affreux, nos batteries se raniment un peu:la place ne leur répond que faiblement.

Deux officiers autrichiens sortent des chemins couverts et font signequ’ils désirent parler : deux officiers volontaires , sortis delà tranchée,vont à leur rencontre. Ceux-là leur tiennent une conversation quiconfirme les rapports des déserteurs susmentionnés.

Le 23 thermidor ( îo août ). A la grande attaque on débouchependant la nuit à la sappe volante de trois endroits de la deuxièmeparallèle, et sur les trois capitales. A chacun de ces cheminemensdeux branches de zigzags sont ouvertes. La seconde parallèle est pro-longée par sa gauche d’une quantité suffisante pour établir une bat-terie de ricochet composée de canons et d’obusiers, sur le prolon-gement de la courtine du front d’attaque. On détruit beaucoup deniches pratiquées dans les banquettes malgré les défenses réitérées.A la petite attaque on entame deux demi-places d’armes.

On continue à enlever l’eau et la boue qui abondent dans la tran-chée.

Le temps paraît se rétablir. Nous tirons fort peu ; la place tire encoremoins.