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400 SIÈGE DU QUESNOY.

Sur le soir, le temps se remet au beau.

Deux parlementaires se rendent au quartier-général. L’un est unlieutenant-colonel de grenadiers, l’autre le commandant de l’artillerie;ils de'clarent qu’ils n’ont pu regarder comme se'rieuse la sommationqui leur a été faite, ainsi que le décret de la convention nationale;qu’ils n’ont pu croire à la realite de nos succès. Ils offrent de remettrela place, et de se rendre à discrétion, quoiqu’il leur reste encore desmunitions de guerre et de bouche; ils disent enfin, qu’e'tant lesprincipaux auteurs de la résistance que la garnison a faite, ils offrentleurs tètes pour son salut. Sur-le-champ, l’adjudant-général Ferrandest député en poste pour rendre compte de cet événement à la con-vention nationale, et prendre ses ordres.

Cependant le représentant et le général signifient à ces officiersennemis , lors de leur départ, que les travaux du siège, et les hostilitéscontinueront, comme par le passé, jusqu’au retour du courrier#

Le 26 thermidor ( i 5 août). A la grande attaque, on pousse pen-dant la nuit les approches jusqu’à y ou 8 toises de la palissade surle saillant du bastion 4- On y fait de plus une grande amorce de laquatrième parallèle. Pendant ce travail une patrouille ennemie se pré-sente dans le chemin couvert. Le commandant demande au capitainedu génie Detroies , qui est de tranchée , de quel droit il travaille. Ce-lui-ci répond qu ’il exécute les ordres quil a reçus , et quil n’endoit compte quà ses chefs. La patrouille se retire, et immédiatementaprès une décharge de mousqueterie part du rempart. Les grenadiersqui protègent le travail et les travailleurs, se mettent en désordre. Onles rallie, l’opération se poursuit, et l’on profite d’un moment oùl’assiégé ralentit son feu pour sauter dans la place d’armes saillante ets’y établir. Ainsi s’est exécuté le premier logement de chemin couvertqui ait été fait dans la guerre actuelle ; opération ordinairement très-sanglante , mais que des mesures prudentes ont rendue facile.

Un mineur, qui accompagne les grenadiers , n’ayant reconnu dansle chemin couvert aucune trace d’ouvrages souterrains , le travail des