SIÈGE DU QUE SS O Y. 099
Dans la matinée, une patrouille ennemie sortie de la redouteBréard , vient parlementer avec les nôtres : ils leur disent que la gar-nison veut se rendre; qu’un chef seul et les ingénieurs s’obstinentà prolonger le siège; qu’on leur fait espérer un secours prochain ;qu’on leur fait croire que Maubeuge est au pouvoir de l’Empereur,etc., etc. Les nôtres les détrompent de leur erreur, leur apprennentla véritable position de nos armées victorieuses, et la retraite lointainedes coalisés.
Le général, instruit de ces différentes entrevues, les défend sous lespeines les plus sévères.
Le 24 thermidor ( ti août). A l’attaque principale, on ouvre au?trois cheminemens les troisièmes branches de zigzags au bout desquellesdeux grandes parties de demi-places d’armes ont été entamées. Çe beautravail est exécuté à la sappe volante , à quarante-cinq toises de la pa-lissée , sans avoir essuyé d'autre perte qu’un homme tué et quelquesblessés; il est perfectionné pendant le jour, pour le mettre en état derecevoir une garde la nuit prochaine.
A la fausse attaque, on perfectionne les demi-places d’armes, et ony établit trois petites batteries destinées à remplacer celles de la pre-mière parallèle.
Le temps se remet à la pluie ; le feu de la place se ranime ; elle tireune grande quantité de bombes.
Sur le soir, deux parlementaires viennent apporter, au quartier-général une lettre du commandant de la place. Le représentantDuquesnoy , qui se trouve dans çe moment chez le général Schérer,les renvoie sans vouloir prendre le paquet.
Le a 5 thermidor (12 août). A l’attaque principale, les officiers dugénie de tranchée étendent tellement, pendant la nuit, les trois demi-places d’armes, qu’ils les joignent ensemble, et en font une troisièmeparallèle qu’ils perfectionnent pendant le jour. Ils vont meme plusloin, et débouchent sur le saillant du bastion 4 - A la fausse a traque,plusieurs branches de zigzags sonf poussées en avant des demi-placesd’armes,
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