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44 PRISE DE C ASSANDRIÀ,

dangers d’une communication entièrement decouverte, on fît, sur unepartie du chemin, des traverses en fascines et fagots qui couvraientseulement des vues et des feux directs de la place, réservant à gaucheun cheminement libre pour l’artillerie et les munitions. Ces traversesébauchées n’ont pu être faites que jusqu’au premier coude.

Le i 5 thermidor (2 août) et la nuit du 1 5 au 16, on continua letravail des batteries, et faiblement celui de la communication, et ony conduisit sans accident l’artillerie et les munitions pendant la nuit,malgré le feu des assiégés.

Le 16 thermidor ( 3 août ) , le représentant du peuple LacombeSaint-Michel vint visiter cette batterie : les canonniers et volontaireslui dirent : « Nous avons observé ton plumet, il n’a point remue'. »

La nuit du 16 au 17 la batterie fut achevée, et on y plaça deuxpièces de 24, deux obusiers de 8 et trois mortiers de dix pouces , dontun à longue portée. Cette batterie fut augmentée de deux pièces de16 la nuit du 20 au 21.

La batterie projetée dans l’ile de Cazand , fut commencée le 14 ausoir. Le capitaine d’artillerie Santonnard et les adjoints du génieDescroix et Cazals , chargés de son exécution, la placèrent, ainsi qu’onen était convenu, derrière la digue de la mer, dans la partie la plusprès de la place, en face du château. Cette batterie, composée de deuxpièces de 24 et de deux pièces de 8 , e'tait prête à tirer le 16 au matin.Elle fut augmentée , les 18 et 19 , de deux pièces de 16 et d’un mortierde douze pouces.

La nuit du 16 au 17, le capitaine du génie Casimir Poitevin etl’adjoint Lafarelle firent exécuter, de concert avec le capitaine d’ar-tillerie Bicqueley , une batterie de deux mortiers de huit pouces, àenviron 240 toises en avant du fort Saint-Donas. Cette batterie futachevée la nuit suivante.

Il eût été impossible d’y communiquer à couvert, ou du moins cettecommunication eût nécessité un nombre infini de fascines et un travailde plusieurs jours : on se décida à n’y communiquer en troupe que lanuit, et à rassembler tout ce qui pouvait y être nécessaire pour vingt-