ET SIÈGE DE L’ÉCLUSE. 4 i 5
quatre heures, tant pour le service de la batterie, que pour la nour-riture de la garde et des canonniers.
Deux pièces de 4 placées au fort Saint-Donas , assuraient cette bat-terie contre les sorties de l’assiégé: elle en était d’ailleurs garantie , àdroite et à gauche, par l’inondation, et en avant par une large coupurepleine d’eau.
L’attaque de la redoute sur la rive gauche du canal d ’ Ardenbourgayant été résolue, on s’était occupé à reconstruire un pont en lieu etplace du pont tournant brûlé par les ennemis la nuit du 8 au g, et onavait préparé, au saillant de la digue , un dépôt de fascines pour serviraux travaux.
La nuit du i6au 17 thermidor (du 5 au 4 août), deux compagniesde grenadiers se portèrent sur la redoute. Ils chassèrent le petit nombred’ennemis qui la gardaient, et ils en prirent possession , après avoirrompu la palissade qui la couvrait. Us se portèrent ensuite en avantjusqu’à une espèce de traverse ou retranchement commencé par lesennemis à environ 175 toises de la redoute. Celte attaque se réduisità quelques coups de fusil de part et d’autre. Un seul ennemi l'esta surla place.
Le général Laurent, dans l’intention d’enlever le poste de la redouteet de surprendre ensuite celui du retranchement en arrière, avaitdonne' ordre à une compagnie de chasseurs de passer le crick & Ar-denbourg a marée basse, pour tourner la redoute au moment de l’at-taque. Malheureusement l’obscurité de la nuit trompa ces chasseurssur le vrai point de passage ; un d’entre eux fut noyé, et ils n’arrivèrentqu’après les grenadiers.
Cette attaque fut conduite par le citoyen Jourdan , adjoint de l’é-tat-major du général Laurent , par le capitaine du génie Victor Poi-tevin et par l’adjoint Prudhomme.
Partie des grenadiers se porta ensuite cent toises en avant pourcouvrir les travailleurs qui les suivaient.
Les officiers du génie tracèrent de suite, entre la sommité de ladigue et le bord du canal, une petite parallèle distante de 70 toises de
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