4>o PRISE DE CASSANDRIA,
plus élevé que les hautes marées ordinaires , devait faciliter notre
travail.
Nos premières vues se portèrent sur les moyens de saigner l’inon-dation et d’en écouler les eaux. Tous ceux que l’on nous indiqua nousparurent impraticables, ou trop dangereux par leurs suites, ou devantproduire trop peu d’effet ; et nos recherches particulières furent in-fructueuses.
Ce ne fut que le 5 fructidor que des renseignemens précis nousfournirent les moyens de la saigner. Deux coupures, pratiquées surle chemin d ' Ardenbourg à Lapscheure , déversèrent les eaux dans lecanal de Maldeghem. De là, passant par le pont de Middelbourg ,elles furent conduites dans le crick d’ Ardenbourg à l’amont de YE-cîuse ,au moyen d’une coupure pratiquée au-dessous dupont ci-dessuscité. Une digue construite à l’amont de ce pont sur le canal de Mal-deghem , avait pour objet d’empécher les eaux salées de se re'pa ndredans le canal. Ce moyen, mis de suite à exécution , produisit dès le 5l’efl’et que l’on en attendait.
Nous employâmes , à la même époque , un autre moyen qui nousfut indiqué par un arpenteur du franc de Bruges .
L’inondation est soutenue au pont dit Rossignol, situé sur la digueà droite de Sainte-Anne , par deux rangs de poutrelles espacées d’en-viron quatre pieds , l’intervalle garni en terre. Dans les temps ordi-naires , les eaux du pays s’écoulent par ce pont dans le ténement actuelde l’inondation , et de là dans la mçr. L’inondation tendue, je trouvaises eaux supérieures de sept pieds à celles du canal d’écoulement sousle pont.
En parcourant ce canal jusqu’à celui qui sert à écouler les eaux duPolder de Hasegras , je me convainquis de la possibdité de verserdans le canal de Hasegras une partie de l’inondation. Je déterminailes ouvrages à faire, dont le principal était la mise en état de l’éclusede Hasegras , et j’adressai au magistrat du franc de Bruges l’ordreprécis de faire exécuter de suite ces différens ouvrages, sous la sur-veillance de l’arpenteur du franc.