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ET SIÈGE DE L’ÉCLüSE . /£i

Ce moyen, plus lent dans son execution crue le precedent, a raisonsurtout de la réparation de l'écluse de Hasegras , avait néanmoinscommencé à produire son effet lors de la reddition de la place. Il estcertain que l’on eût par-là baissé de plus de trois pieds , peut-êtremême de quatre pieds, le niveau des eaux de l’inondation, ce qui eûtfacilité les approches de la place sur plusieurs points.

En cheminant vers la place sur la langue de terre entre la digue et Hautes-ma-ie crick d ’ Ardenbourg, nous espérions que nos tranchées seraient à lte> 'l’abri des hautes marées ordinaires : nous avons été trompés dansnotre attente, les marées de la pleine lune étant montées trois piedsplus haut que celles des années précédentes à pareille époque. Cesvariations sont assez fréquentes dans cette partie de la mer du Nord .

Il serait important de calculer sur la possibilité de la plus grandehausse, dans le cas où l’on entreprendrait un siège où l’on pût êtreincommodé par la marée : il serait surtout indispensable d’isoler lestranchées et de les garantir, par des digues , des eaux de la hautemer.

Lorsque le siège de YÉcluse fut résolu, le général Moreau prit tous Maladies,les moyens possibles pour prévenir les maladies. Il ht préparer d’avanceune grande quantité de bière dans tous les villages, pour être distri-buée à la troupe. Il doubla la ration d’eau-de-vie ; il ordonna une doubledistribution de vinaigre destiné à être mêlé avec l’eau ; et il fit fournira chaque bataillon des voitures avec de grands tonneaux , pour servirà aller chercher celle nécessaire à sa consommation.

Tous ces moyens ont contribué sans doute à diminuer les mala-dies ; mais ils étaient malheureusement insuffisans pour les arrêter.

Nous avions à combattre l’air , la terre et l’eau ; et ces trois élémens,presque toujours viciés dans le voisinage de Y Écluse , l’étaient cetteannée encore plus, par les émanations qui s’exhalaient sans cesse desterrains inondés par l’eau de la mer.

1 Cependant le séjour dans l’île de Cazand était encore plus dange-reux , à raison sans doute de la très-grande quantité de terrains nou-veaux enlevés à la mer, et d’eaux stagnantes qu’on y rencontre.

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