RELATION DE LA REDDITION
Il avait été réglé que pendant que l’armée commandée par le généralJourdan assiégerait Laridrecies et le Quesnoy , celle aux ordres du gé-néral Pichegrd attaquerait Valenciennes et Condé. Cependant celui-ciayant trop d’occupations dans la Flandre hollandaise , l’armée auxordres du général Schërer, après avoir pris les deux premières places,fut encore chargée de faire le siège des deux dernières. En consé-quence , aussitôt après la reddition du Quesnoy , elle se porta surValenciennes , qui fut cerné dans les premiers jours de fructidor ( du18 au 20 août 1794- )
Différens rapports qui se sont trouvés conformes à la vérité, neportaient la garnison de cette forteresse qu’à 4 > 5 oo hommes. Ce n’estque la moitié des forces nécessaires à sa défense. Cette faiblesse avaitdéterminé le commandant du génie à former trois attaques qui au-raient été dirigées sur les trois seuls points qui en sont susceptibles.La première, la principale attaque formée sur les hauteurs de Sainte -Sauve ,se serait avancée sur l’ouvrage à corne 38 , et delà sur le bastion4 1 et les demi-lunes collatérales. La deuxième, établie sur la hauteurde Famars , aurait descendu sur l’ouvrage à corne 5o et sur la portede Cambrai , et aurait prêté un puissant secours à la première. Enfinla troisième attaque aurait été conduite sur l’ouvrage à couronne quicouvre la citadelle. Quoique les plus grandes espérances portassentsur la première de ces trois attaques, cependant on avait le projet deles mener toutes de front, afin de fatiguer une garnison déjà faible,et l’on aurait accéléré la marche de celle d’entre elles que l’assiégéaurait paru négliger.
Le 6 fructidor (23 août), le général Schérer somma [la place etnotifia au gouverneur le décret de la convention nationale rapportéau journal du siège de Landrecies , avec cette différence cependant
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