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456 REDDITION DE VALENCIENNES

que les honneurs de la guerre furent offerts à la garnison. Une lettre

du comité de salut public autorisait cette offre.

Le chef de l’état-major Bar b ou , porteur de cette sommation, étaitaccompagné parle lieutenant-colonel autrichien Rousseau , de la garni-son du Quesnoy , l’un de ceux qui avaient le plus contribue' à la résis-tance de cette dernière place , et qui devait instruire le commandant dela véritable situation des choses, afin que, comme au Quesnoy , la gar-nison assiégée ne pût prétendre cause d’ignorance. Le chef de brigadeBarbou revint accompagné d’un colonel et de l’ingénieur en chef dela place. Après un entretien assez long , ils offrirent de remettre Va-lenciennes , moyennant que la garnison sortirait avec armes et bagage,et aurait la faculté de se retirer dans les États de l’empereur. Le généralayant répondu par la négative , ils sortirent comme pour partir ; maispeu après ils rentrèrent et offrirent en outre de s’engager à ne passervir pendant le reste de la campagne. Ils parurent encore consentirà laisser leurs armes. Le général leur dit qu’il n'avait pas le pouvoird’accéder à leur demande ; mais qu’il allait la communiquer à la Con-vention nationale , et qu’en attendant la réponse, les hostilités et lestravaux du sége seraient continués.

Les parlementaires ennemis se retirèrent, et sur-le-champ un cour-rier fut expédié pour prendre les ordres de la Convention nationale ;cependant les préparatifs du siège furent continués avec activité. Lescommunications entre les différens quartiers de l’armée et entre lesattaques furent établies. Tout fut dispose' pour ouvrir la tranchée dansla nuit du 8 au 9 ( 25 au 26 août), et cette opération ne fut sus-pendue que sur ce que le général commandant l’artillerie déclara quela poudre lui manquait, et qu’il ne savait d’où en tirer. Cette suspen-sion pouvait avoir encore un motif secret, fondé sur l’espérance conçuepar fous les chefs, que la réponse de la Convention' nationale seraitde nature à concilier l’économie du sang humain avec l’honneur na-tional.

L’attaque projetée sur la citadelle ne pouvait s’effectuer sans resser-rer l’assiégé , qui occupait encore le village d’ Anzain et quelquesredoutes ou batteries avancées. Le général Osten , détaché, avec la