464 SIÈGE DE M A E S T R I C H T.ce terrain donnait peu d’inquiclude pour la guerre souterraine. Cetteattaque devait cependant s’e'tendre du côte' de la porte de Bruxelles.Elle devait cheminer en même temps dans la plaine et sur la hauteur ,afin d’intriguer l’ennemi, mais surtout dans la vue de ne point perdrede temps, dans le cas où les débordemens de la Meuse , qui sont àcraindre dans cette saison, obligeraient d’abandonner les chemine-mens dans la plaine.
La seconde attaque devait se porter sur PVick, dans un terrain aussipeu favorable aux mines que celui des environs de la porte de Bois-le-Duc . Les batteries de ces deux attaques devaient prendre des reveiset des ricochets réciproques sur les ouvrages l’une de l’autre.
Enfin la troisième attaque , moins considérable que les deux autres,devait être conduite Sur le fort Saint-Pierre. Son objet était de diviserla garnison, et dans le cas où la grande attaque réussirait par la plaine,elle ne devait être considérée que comme une fausse attaque. Ellen’eût joué un rôle essentiel que dans le cas malheureux où les débor-mens de la Meuse, nous forçant d’abandonner l’attaque de Bois-le-Duc et celle de Wick , nous eussent mis dans la nécessité de dirigernos efforts vers le saillant qui avoisine la porte de Bruxelles , et quiest armé d’un système 4e: mines. Alors l’attaque de Saint-Pierre eûtsingulièrement favorisé ce cheminement épineux, par les revers etles enfilades qu’elle eût pris sur les environs de la porte de Bruxelles;
Enfin nos ennemis nous ayant donné à Lille , à Thionville , à Va-lenciennes , à Landrecies , l’exemple cruel de joindre les incendiesaux procédés ordinaires d’attaque , on proposait de mettre en jeu troisbatteries incendiaires , dont deux, placées vis-à-vis les portes de Bois-le-Duc et de Bruxelles , devaient enfiler les rues qui y aboutissent ; latroisième devait porter le feu dans Wick. L’effet de ces trois batteriesdevait être de couvrir Maëstrichb d’une pluie de feu, d’y multiplierles incendies, d’en rendre tous les quartiers également inhabitables,et de déterminer par la terreur les habilans à accélérer la capitulation.
Ce plan d’attaque , communiqué aux représentans du peuple, auxgénéraux, au commandant de l’artilleriefut généralement adopté, et