des paysans, afin de soulager les troupes trop peu nombreuses. Jus-qu’au 19 ( 10 octobre) , la garnison se tint renfermée dans la place-,et se contenta de faire de ses remparts , un feu de canon quelquefoisassez vif sur les travailleurs, sur les vedettes et sur le camp qui avaitetc rapproche afin de resserrer l’investissement.
Le ig vendémiaire ( 10 octobre), au matin, l’assiégé sortit dufort Saint-Pierre, avec douze cents hommes d’infanterie environ etdeux cents chevaux. U marcha entre la petite rivière de Jaër et leMont de Saint-Pierre , dont il escalada le plateau par une petitegorge qui est en face du château de Neer-Kan. On n’était point enforce sur le plateau , on a été' poussé. L’ennemi s’y est emparé d’une denos redoutes, l’a démolie et y a enlevé une centaine d’outils. Il avaitmeme pris deux de nos pièces de campagne elles emmenait, lorsqu’àla pointe du jour, un de nos régimens de chasseurs à cheval l’a atta-qué vigoureusement, l’a repoussé, lui a repris les deux canons, et luia tué ou fait prisonniers environ 80 hommes, parmi lesquels étaientplusieurs officiers. La redoute a été rétablie sur-le-champ et en pleinjour. On a remarqué qu’à cette petite affaire, tous les soldats ennemisétaient ivres.
Dans la nuit du 20 au 21 (du xi au 12 octobre), l’assiégé voulutrevenir à la charge. Il fit sortir par le même côté environ cinquantehommes, qui furent repoussés promptement.
Cependant les officiers du génie mettaient toute l’activité possiblepour faire les approvisionnemens nécessaires au siège. De grands ate-liers de fascines et de gabions furent établis dans les bois les plusvoisins de la place. Ils construisirent deux grands ponts de bateaux endessus et en dessous de Maëstricht , pour établir les communicationsentre les différens quartiers de l’armée : l’un était situé près le villagede Lonnaye , l’autre un peu au-dessus de l’abbaye d ’Hoicten. Ils jetè-rent aussi plusieurs petits ponts sur la petite rivière du Jaër.
Le commandant du génie résolut d’attaquer Maëstricht à la foispar trois côtés. La première et la principale attaque devait être dirigée,comme en 1748 , sur la porte de Bois-le-Duc : la situation basse de
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