PRISE DE MAESTRICHT. 467
La nature du terrain permettait de commencer les travaux de Saint-Pierre , très près du fort. En conséquence il avait été décidé que cetteattaque ne commencerait que dans la nuit du 4 au 5 (du 25 au 26octobre ).
ATTAQUE PRINCIPALE.
Quoique le travail de cette première nuit ne soit pas complet,cependant il peut être regardé comme fort heureux. Il est dérobéentièrement à l’ennemi, et ne coûte qu’un seul homme tué et quatreou cinq blessés. Environ trois mille toises de tranchée sont ouvertes ,y compris les communications ; mais la continuité de la parallèle estinterrompue en trois endroits, à la gauche , vers le centre et à ladroite. Les deux dernières interruptions sont sans conséquence ; maiscelle de la gauche, occasionnée par la défection d’un bataillon quis’est débandé, a l’inconvénient de retarder de vingt-quatre heures, letracé de trois batteries qui doivent y être placées.
ATTAQUE DE VVICK.
Le travail est aussi heureux qu’on peut le désirer. La première pa-rallèle et ses communications sont ouvertes, telles qu’elles ont étéprojetées , sur un développement de plus de deux mille toises, sans lamoindre erreur et sans perdre un seul homme.
L’ouverture de la tranchée est dérobée , malgré la grande quantitéde pots à feu lancés par l’assiégé à cette attaque, comme à l’autre.
Au jour on perfectionne le travail de la nuit. Il en a été de mêmeles jours suivans , jusqu’à la fin du siège , sans qu’il soit besoin de lerépéter.
La place fait un feu tres-vif. L’ennemi tire une grande quantité degrenades qu’il lance par douzaine avec ses «mortiers, il est à craindreque ce genre de feu, peu dangereux pour l’instant, ne nous incom-mode beaucoup par la suite, quand les tranchées seront plus rappro-chées de la palissade.
Les principaux officiers de l’artillerie et du génie se réunissent pourdéterminer ensemble l’emplacement des batteries. Le 24 vendémiaire(i 5 octobre), le général commandant l’artillerie avait demandé auxreprésentans du peuple la convocation d’un conseil de guerre. Son