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472 SIÈGE DE MAESTRICHT .

couper en faisant jouer encore quelques fourneaux pour encombrerla grande rue de la caverne. On ouvre une communication de cetentonnoir à la parallèle.

Nos chasseurs combattent l’ennemi dans la caverne; le lieutenantdes sapeuA Porneb marche à leur tète. Après avoir tue plusieurs Au-trichiens ou Hollandais, ils se rendent maîtres de la seconde entre'equi regarde la rivière du Jaër. En vain les assie'ge's se représentent avecdu canon pour rentrer : leurs efforts sont vains, et pour les dégoûterde la récidive, on fait jouer la batterie de quatre canons de 16 sus-mentionnée , et qui bat dans cette partie.

Les officiers du gcnie s’occupent à faire le plan de cet immenselabyrinthe, dans lequel ils se dirigent avec des flambeaux, des cordeset la boussole (1) : ils se concertent avec les officiers de mineurs pourrétablissement de deux globes de compression destinés à bouleverserles dehors du fort. On conduit dans la caverne ia milliers de poudrepour les charger ; mais leur emplacement, un peu trop voisin du flancde la montagne, fait craindre que leur effet ne réponde pas à de sigrands moyens. Les vides immenses qui existent dans la caverne fontencore présumer que la ligne de moindre résistance prendra une di-rection différente de celle qu’on veut lui donner.

Le temps se maintient à la pluie; en conséquence on commenceà paver les tranchées avec les Lois que depuis quelques jours onprépare pour cet objet.

Les batteries de l’attaque de Wich sont prêtes. Le général Bonnard,qui y commande l’artillerie, demande à tirer. Le représentant Gilet et le général Kléber déclarent que leur intention est que toutes lesbatteries soient démasquées ensemble aux trois attaques. Il est à désirerque cet ordre judicieux soit suivi rigoureusement.

(i) Ils ignoraient l’étendue du travail auquel ils se livraient. Ce plan s’est trouvédepuis dans les papiers delà place. Il équivaut à celui d’une grande ville; il estextrêmement curieux.