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ETDECREVECGEUR» 4 8 9

profita d’un coude dans la digue, à 60 toises du fort pour la cons-truction d’une nouvelle batterie de trois pièces de 13 . On établitencore sur les revers de la digue, une autre batterie de deux pièces-de 8 , deux pièces de 4 et deux obusiers de 6 pouces. Cette batterieet une autre de la gauche, composée d’une pièce de 12, étaient très-rapprocliées de la Meuse des deux côtés du fort, dont elles intercep-taient la communication avec l’autre rive ; ce qui était d’autant plusimportant qu’il y avait, en face de Hiel , une lacune forcée dans laligne d’investissement, parce que nos troupes y auraient été prises a re-vers des rctrancliemens que l’ennemi avait sur la rive droite de la Meuse .

Le sixième jour, le feu de nos batteries fut si vif que l’ennemi per-dit beaucoup de monde , et eut presque toutes ses pièces démontéessur le front d’attaque, ce qui l’obligea à accepter la sommation quilui fut offerte par le général Delmas , par laquelle toute la garnisonfut faite prisonnière avec les honneurs de la guerre, et la permissionde retourner chez elle après avoir fait serment de ne plus servir jus-qu’à parfait échange.

Ce fort, considéré en lui-même, n’avait pu être attaqué par son frontle plus faible, parce que les troupes auroient prête' le dos aux batte-ries que l’ennemi avait sur l’autre rive de la Meuse . Il n’y a pas dedoute qu’il aurait tenu encore plusieurs jours, si le plan des opéra-tions 11’avait été exécuté avec un zèle et une activité incroyables parles troupes et par tous les généraux qui semblaient rivaliser de cou-rage et d’audace.

Après la prise du fort de Crèvecœur , quoique le général en chefvoulût commander en personne l’armée d’observation et l’armée desiège devant Bois-le-Duc , cependant trop occupé de la directiondes armées du Nord et de Sambre et Meuse , pour suivre avec assez desoin tous les détails de l’armée de siège, il en conféra sous ses ordresle commandement provisoire au général de division Delmas , en luidonnant pour conseille général Sauviac, commandant le génie., etM. Taviel , commandant l’artillerie, avec lesquels il devait concertertoutes les opérations.