ETDECREVECOEUR. 491
protection de cette parallèle, une batterie de deux obusiers et uneautre de deux pièces de 12 , qui firent feu à la pointe du jour.
On se porta la même nuit, à l’attaque de la Dieze, en zigzags trcs-frëquens , jusqu’à la distance de trois cents toises de la place ; on yfixa l’emplacement d’une parallèle , qui ne pouvait être construitequ’en fascines , le terrain étant inondé jusqu’à la surface.
On fut forcé cette nuit, à l’attaque de Deuberen , d’établir la pre-mière parallèle à plus de 3 oo toises , vu que le terrain était inondé enavant; ce qui décida à y faire une batterie de deux obusiers de sixpouces, qui fût en état de faire feu la nuit suivante, avec celle enayant du fort Or/en. On résolut, à ces deux fausses attaques , de nepas aller plus avant, à cause d’une inondation impraticable qu’il fail-lait traverser pour aller jusqu à la place.
Ces batteries n’étant composées que de pièces de bataille et de quel-ques mauvais canons et obusiers trouvés au fort de Crévecœur. Ellesremplissaient toujours le double objet de brûler la ville et de fatiguerles artilleurs ennemis, en attendant l’arrivée de la grosse artillerie.
La nuit du 12 , on fit une amorce de la première parallèle à laDieze , et on s’avança de 120 toises sur ce point ; on gagna egalement90 toises à celle à’Hintem. On eut de grandes difficultés à vaincre surces deux attaques, à cause du recroisement continuel des boyaux dela première et du fascinage nécessaire à la seconde.
La nuit du 14, les obstacles s’accumulèrent aux deux attaques ; ons’y poria cependant à cent toises en avant, malgré la pluie qui survint,et qii inonda la tranchée et gâta entièrement plusieurs boyaux. Cettenuit, l’ennemi fit, à l’attaque de la Dieze , une sortie qui fut vigou-reusement repoussée par le général Daeudels. Le nombre des tués ,blés; és ou prisonniers a été à peu près égal de part et d’autre. A lapointe du jour, le capitaine du génie Lavib, jeune homme de la plusgrande espérance , fut tué à cette attaque d’un coup de biscayen.
Cette meme nuit, la cessation des travaux à Orten et à Deuberenpermit d’ouvxir la tranchée devant le fort Isabelle, où l’on débuta parla parallèle, pour s’occuper ensuite des boyaux de communication 5