5 oo
SIÈGE DE VE N LO.
noire petite armée, dépourvue d’artillerie de siège, ne fut que de cinqmille hommes, on ne balança pas à l’entreprendre, persuadé que ledburage de la division et l’expérience qu’elle avait acquise dans lessièges précédons suppléerait au manque de moyens.
La reconnaissance que je fis avec le général Laurent les 24 et 1 5 , ledétermina à attaquer la place sur les fronts de la haute et de la basseMeuse , et à tenter l’attaque de vive force du fort Saint-Michel pourlier les deux attaques ci-dessus. Ce parti était, sans contredit, le plusanalogue au courage de nos troupes et à nos moyens.
Du 24 au 28, nous achevâmes la reconnaissance de la place ; nousdéterminâmes les dépôts des tranchées , les couverts à l’aide desquelsnous devions cheminer, et l’emplacement ainsi que la direction de nosparallèles et de leurs communications. Pendant ce temps, on faisaitles fascines et les saucissons, et on rassemblait les outils qui nousétaient nécessaires.
Le petit nombre de nos troupes détermina le général Laurent àresserrer l'investissement de la place par plusieurs coupures et loge-nt ens avancés. Ce moyen nous procura le double avantage de diminuerles gardes de l’investissement, et de tromper l’ennemi sur le lieu del’ouverture de la tranchée, en l’inquiétant sur tous les points.
Le 29 vendémiaire au soir (20 octobre). La tranchée fut ouvertesur le front de la Ilaute-Meuse, en avant de Tegelen . Les couvertsautour de la place favorisant nos approches , nous nous portâmes àenviron cent toises des chemins couverts. Nous y établîmes une pa-rallèle sur une longueur de i 5 o toises , commençant à la petite maisonet finissant au chemin de Tegelen . Nous fîmes en outre quatre zigzagspour communiquer à cette parallèle.
L’ouvrage fut entrepris par 600 travailleurs ; mais la fatigue dessoldats, et plus encore le défaut de pioches ( nous n’avions que despioches de réquisition ), nous empêchèrent de couper la route et deprolonger la parallèle jusqu’à la Meuse .
Le matin , avant le jour , on tâcha de prolonger en arrière , parquatre zigzags , la communication jusqu’au bois où était la grande
gardç