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garde et le dépôt des fascines ; mais cette communication ne fut pointachevée , et l’on préféra d’aller aux premiers boyaux à la faveur duterrain et d’une haie qui y menait directement.
J’étais seul officier du génie pour le tracé et l’exécution des tran-chées : le général Laurent , sentant toute l’importance de ce travail,vint encourager les soldats par sa présence et par son exemple , et ilm’aida à placer les fascines et à diriger les travailleurs.
Nous dérobâmes le travail de cette nuit à l’ennemi, en faisant unefausse attaque sur le fort Saint-Michel. Cette fausse attaque, qui seborna à quelques coups de fusil tirés de loin par nos tirailleurs , mitl’alerte dans la ville et dans le fort, d’où on leur lança plus de douzepots à feu.
A la pointe du jour, les grenadiers et la garde de la parallèle firentun feu si vif contre les défenses de la place qu’ils empêchèrent l’artil-lerie de faire feu. L’assiégé , trompé sur nos travaux, et ne s’étant pointd’ailleurs attendu que nous nous porterions la première nuit aussiprès de' lui, n’avait pas eu le temps de couvrir ses pièces à barbette.
Sur les onze heures du matin , environ vingt-cinq cavaliers et deuxcents fantassins de la garnison firent une sortie sur la tranchée. Nostroupes, qui avaient brûlé leurs munitions dans la matinée, se repliè-rent et abandonnèrent la tranchée. Elle fut bientôt reprise par lesmêmes troupes et par le premier bataillon du Finistère qui vint à leurgecours.
L’ennemi perdit beaucoup plus que nous dans cette sortie ; il rentraen désordre dans la place , et il manqua totalement son but, n’ayantpu combler aucune partie de nos ouvrages.
Le 3o vendémiaire (21 octobre ). La tranchée devant s’ouvrir surle front de la Basse-Meuse , je laissai, à l’attaque de Tegelen , deuxsous-officiers attachés à la brigade du génie pour faire couper la routeet prolonger la parallèle.
Je me rendis, avec le général Laurent , au front de la Basse-Meusepour diriger la tranchée projetée. Les ordres donnés par ce général
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