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SIÈGE DE NIMÈGUE . 5 a&

Le 16, le projet d’attaque de vive force que je reproduisis , ne futappuyé que par le général en chef ; et malgré la conviction où il étaitde sa réussite , ce général se crut obligé d’y renoncer, à raison del’opposition unanime de tous les membres du conseil. L’expérienceet la vue des ouvrages ont dû les convaincre de la bonté du projetet de la certitude de sa réussite. Nous avons même pensé, en exami-nant de près ces ouvrages, ainsi que ceux du corps de place et seschemins couverts , que l’attaque de vive force projetée nous eût très-probablement rendus maîtres de la place. L’évacuation de la ville etle passage du Waal , effectués la nuit du 17 au 18, prouvent la craintede l’ennemi à cet égard.

Ce projet d’attaque ayant été rejeté, on se décida à se porter enavant sur la droite et sur la gauche , et à former une troisième attaqueà droite et à gauche de la chaussée de Grave , bien en avant du moulin.

L’ouverture de la tranchée à cette troisième attaque fut remise ausurlendemain , la nuit du 18 au J g , afin d’avoir le temps de rassem-bler à la queue de la tranchée les outils, les fascines et les autres ob-jets nécessaires.

La nuit du 17 au 18, on perfectionna à gauche la nouvelle paral-lèle et ses communications ; on répara la batterie , et on en établit unenouvelle, beaucoup plus près du pont, traversée et épaulée contre lesbatteries de la rive droite du IVa al.

A l’attaque de la droite, on se porta en avant par un boyau d’en-viron deux cents toises, dirigé de l’extrémité gauche de la parallèleà environ vingt toises du saillant de l’ouvrage le plus avancé. L’adju-dant-général Dardenne , commandant cette nuit la tranchée, ayantété visiter la tête des travaux, se porta avec une patrouille sur l’ou-vrage le plus avancé. Ayant reconnu qu’il était mal gardé, il prit leparti d’y conduire deux corhpagnies de grenadiers ; il fut suivi parl’officier du génie Cazals et les travailleurs à ses ordres, pour s’y logerau besoin. On s’en empara , apres avoir essuyé plusieurs coups decanon à mitraille, et quelques coups de fusil des ouvrages avancéslatéraux.

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