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$a(i SIÈGE D U N I M Ë G U E.

Après cette prise de possession , l’officier du ge'nie prolongea d’en-viron deux cents toises la tranchée entreprise au commencement dela nuit, et il la termina à environ vingt toises du saillant de l’ouvrage.

Le commandant de la tranchée, instruit par un déserteur, sur lestrois heures de la nuit, que les ennemis avaient évacué les autres ou-vrages avancés , prit sur-le-champ le parti de s’y porter avec les gre-nadiers.

Les ouvrages avancés étaient en effet évacués. L’adjudant-généralDartienne , ayant aperçu le pont de bateaux en feu, jugea que lesennemis avaient déjà passé le TVaal , et il se porta de suite à la portede la ville, où il fit battre le rappel à plusieurs reprises. Les bourgeoislui annoncèrent, de dessus les remparts, que les Anglais avaient évacuéla ville, et qu’il n’y restait que trois régimens hollandais.

On en tra en capitulation ; les Hollandais furent prisonniers de guerre,et on leur en accorda les honneurs.

Pendant que l’on parlementait aux portes pour la capitulation , nostirailleurs pénétraient dans la ville par tous les points des remparts.Il y eut quelque pillage inévitable dans ce premier moment ; il cessabientôt.

Nous ne devons pas omettre un fait important sur l’évacuation. Lestroupes anglaises et les équipages ayant passé le JVaal , on mit le feuau pont de bateaux pour nous ôter ce moyen de passage, et on réservaaux Hollandais le pont volant pour achever d’effectuer le leur. Plusde quatre cents hommes étaient embarqués sur ce pont lors de l’entréede nos premiers tirailleurs: les Anglais , aux premiers coups de fusilqu’ils entendirent , dirigèrent leurs batteries sur le pont volant enroute pour aller les joindre, afin de le couler bas. Les cris et lesplaintes des Hollandais n’arrêtèrent point le feu des batteries anglaises :les Français , au contraire, se rapprochèrent avec des bateaux du pontvolant pour ramener à terre les Hollandais, et ils réussirent à en sauverle plus grand nombre.

L’incendie du pont de bateaux et la submersion du pont volantnous mirent dans l’impossibilité de suivre les ennemis au-delà duWaah