ET SIÈGE
DE K. TE H L. 535'
continuer les fortifications de Kehl manquèrent presque tout-à-cou-p ;la nouvelle de l'échec de l’armée de Sambre et Meuse en fui cause 'enpartie, par l’espoir qu’elle donna aux liabitans de la-riveAdroite que1 armée de Rhin et Moselle ne tarderait pas à se retirer (i).
M. Haussmanu, commissaire du Gouvernement près l’arme© duEh in et Moselle , avait en outre pris un arrêté qui autorisait les paysconquis à ne plus fournir de réquisitions. El les. furent -donc interditesau moment où, au contraire, elles, étaifent le plus liles.
M. 'l'nblier, capitaine au corps du g : nie , excellent officier et très-actif, qui était’ chargé en chef de; la conduite dés travaux, de fortifi-cation à Kehl , prévint sur-le-champ le commandant en chef du génie ^de toutes les entraves qu’il éprouvait dans son service, et eëlui-oi enrendit compte au général en chef, en lui faisant sentir’le préjudiceque ce retard alloil occasionner.
Le général Morea / répondit au commandant du génie, en lui disantqu’il lui serait facile, dans les circonstances présentes , de fairesentir an commissaire du Gouvernement la nécessité de révoquerl’ordre qu'il avait donné pour cesser les réquisitions d'ouvriers.
Sur la sollicitation du commandant du génie, et d’après la lettredu général en chef, le commissaire du Gouvernement prit un arrêtéqui, en annulant le premier, remit tout sur le même pied. M. Chan-barlhiac l’envoya sur-le-champ à Kehl par un courrier qui partit le26 fructidor de Schrohenhaufeii en Bavière , o.V était alors le quartiergénéral. Aussitôt l’arrivée de ce courrier, on requit de nouveau tousles haillages qui avaient abandonné les travaux de Kehl ; mais cesbaillages sachant que notre armée, était obligée de battre en retraite,n’obtempérèrent plus à ces réquisitions, :et‘ne cherchèrent qu’a leséluder pour gagner du temps , ef par la ils concoururent à nous faire
(0 Mais l’accès des grands des pays conquis près certains agens civils du gouverinement en accéléra bien plus vite la marche. ■
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