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étaient tous à ce point d’avancement, lorsqu’on apprit que l’ennemis’en approchait.
Le général Moulin , qui depuis quelque temps avait reçu l’ordre duDirectoire exécutif de prendre le commandement de Kehl , fît passerà sa de'fense toutes les troupes dont il pouvait disposer. Ce petitnombre , composé de la 204. e demi-brigade, d’un bataillon delà 24.®et d’un détachement du i5. c de cavalerie , pouvait monter à douzecents hommes qui venaient prendre position en avant de Kehl .
Dans la nuit du 28 au 29 fructidor, arrivèrent la 68.° demi-brigadeet le 19.“ régiment de dragons. Ils avaient été repoussés d’auprès dePhilisbourg où ils étaient en observation. La plus grande partie deces troupes prit position sur la rive droite de la Kintzig , et l’autrepartie à la tête du village de Kehl .
Le lendemain 29 , on fit à la hâte au fort carré un petit parapet enforme de tranchée dans le pourtour du front du Bas-Rhin.
Le 5o , on fit venir de Strasbourg quatorze pièces de canon et obu-siers qui furent placés dans les diffe'rens ouvrages pour en augmenterla défense.
Ce petit armement, trop faible sans doute, n’eût pas manqué demettre à l’abri d’un coup de main le fort de Kehl , si la disposition destroupes eût été bien faite.
Le premier jour complémentaire, l’ingénieur en chef écrivit auxgénéraux pour les inviter à faire occuper quelques-uns des ouvragesfaits , ce qu’on avait négligé jusqu’à ce jour.
Les ouvrages désignés furent la redoute du Cimetière 17, le bastion10 de l’ouvrage à cornes du Haut-Rhin avec sa demi-lune et le fortcarré.
Enfin la nuit du 1." au 2.® jour complémentaire, environ à dixheures du soir, il y eut une alerte aux avant-postes placés dans leslies de la Kintzig : cette alerte fut causée par quelques coups de fusiltirés par nos postes sur l’ennemi. ^
Nos généraux ne crurent pas que ce fussent les Autrichiens. Ils peu-