2 Relation.
étonnement de révoir mon Mémoire, sans que leRoi l’eût signé, ni ajouté un mot de fa main. Jepartis donc fans Instruction , & me mis à la discré-tion du Roi qui démeuroit toujours le Maitred’ap-prouver ou de repréhender mes actions.
I.’instruction que le Roi m’avoít donnéede bouche, m’enjoignit:
I. De soutenir le poste de Jung-Buntzlau , autantqu’il me feroit possible.
II. D’y faire mettre fur des chariots une provi.íion de pain pour dix jours, qu’en cas que je dussepasser en Silésie, l’Armée soit pourvue de pain,jusqu’à tant qu’elle fût arrivée aux environs deSchweidnitz pour le tirer de là.
III. D’avertir le Général Brandeis de hâter famarche, & dc mener par Zittau le convoi de sa-line qui venoit de Silésie pour aller à l’armée.
IV. De faire reconnoître les chemins , qu’en casijue je voulusse joindre le Roi à Leutmeritz ou quele Roi voulût me joindre, cela so pût aisémentfaire.
Les Gouverneurs des Forteresses en Silésie, &la Chambre de Breslau, eurent les ordres de mefaire leurs rapports. J’étois pourvû de chiffres pourfaire la correspondance avec sûreté.
Ce fut le i. Juilletqu’après trois marches, j’ar-rivai au Camp de Buntzlauj j'y trouvai les chosesdans un état tout û fait diffèrent de la peinture quele Roi m’en avoit faite. Je ne trouvai pas unboisseau de farine dans le Magasin, il yg U t au