Relation. j
contraire une misère universelle dans le Campune grande disette de vivres, & l’avis presque sûr,que l’ennemi avoit en vûe de nous renfermer, cequ’i! pouvoir aisément faire félon la situation duCamp, J’écrivis au Roi la lettre No I. & le troi-sième juillet: je me mis en marche vers le Camp deNeusciilofs, ce que le Roi ne désapprouva point.
Le Général Winterfeld, en qui le Roi mettoitbeaucoup de confiance, me conseilla de faire en-core une marche en arriére, & d'aíseoir mon Campà Lcipa ; je suivis son conseil, parce que ce mou-vement m’approchoit du Magasin de Zittau, &qu’il facilitoit beaucoup le convoi.
J e mis garnison dans les châteaux de Gabel &de Reichstadt pour rendre silr le chemin de Zittau.Le Général Brandeis arriva heureusement avec leconvoi , & nous apporta de la farine pour dixjours; le Roi m’écrivit la lettre du septième, oùil désapprouva fort, que j’avois quitte le Camp deNeufchlofs. Nous eûmes avis de l’ennemi, quele Prince Charles avoit joint le Maréchal de CampDaun avec farinée qui avoit été bloquée à Prague,,qu’ils avoient passé l’Elbe près de Brandeis, &dirigé leur marche le long de l’Ifer ; que leur quar-tier général étoit à KlaíTer, lieu voisin de M u n-,chengretz ; que le Général Morotz avec les HuíTarsavoit été détaché à Nîmes; & que le Général Becks’étoit posté près de Neufchlofs avec un corps detroupes régulières & quelques Pandoures; que lecorps de Nadasti étoit marché à Eeutmeritz , &qitCA i.