4 Relation.
le Général Keil avoir passé en Silésie avec 1000ahommes. Par ces rapports il n’étoit point difficilede déviner le dessein de l’ennemi. J’écrivis auRoi, que suivant la position de l’ennemi, il pa-roisse! t avoir en vile de me couper de Zittau , &qu’il y réussiroit plus aisément, s’il alloit établirson Camp près de Nîmes; mais que, fi je faisoisau plutôt occuper à l’armée le poste de Gabeí, onpourroit faire échouer son dessein sur Zittau, n’ayantalors qu’une marche à faire pour y arriver. Vousverrez la repense que le Roi me fit le zme. ] e luiécrivis le 2me pour fa seconde fois, la réponse du4'nc n’arriva que plusieurs jours après. Voyantque le Roi vouloir absolument, que je ne quittassepoint le Camp de Leipa, malgré la nécessité decouvrir le Magasin de Zittau, je formai le desseinde détacher un corps de douze Bataillons & dequelques Escadrons pour occuper le Camp de Ga-bel, & ce détachement devoir partir le iZme. Lanuit du I2we au IZM0 je reçus la lettre fatale duRoi du iome, où il m’ordonna de faire marcherun corps considérable vers Tetschen, parce qu’ilcroyoit que l’ennemi alloit attaquer cette place.Cet ordre étoit un coup de foudre pour moi, carje prévoyois le malheur qui en suivroit. Ce déta-chement affoiblit tellement l’armée, qu’à Rappro-che de l’ennemi je ne pouvois me passer d’un seulrégiment, sans m’exposer au péril.
Le i/pne il falloit envoyer nos charettes à Zit-tau , prendre de la farine pour dix jours. Le Gé-