- Relation.
falloitau plutôt envoyer le Général Mantcussel avectrois autres Bataillons, fur les quels le Général Re-bentisch se replia, & qui couvrirent sa rétraite, ilm’amena un bourgeois de Gabel qui raconta, quela Garnison, après une vive défense, ayant eumanque de poudre, avoit été contraint de capitu-ler. Quatre Bataillons attaqués d’une armée nosauroient naturellement avoir d’autre capitulationque celle de se rendre prisonniers de guerre.
Ce fut le soir du 15'ne que l’avant-garde sous locommandement du Général Schmettau se mit enmarche. Elleauroit marché plutôt, si le pain eûtpû être plutôt cuit, & c’est-ce qui en causa le re-tardement. Je comptai de suivre à la pointe dujour avec l’armée, mais j’en perdis l’espérance,lorsque le 17111e à cinq heures les derniers chariotsde bagage furent encore dans le Camp. Pour fa-ciliter la marche en question, & prendre une bon-ne situation, car j’avois un fi grand terrain, je fisun mouvement de mon aile droite , & mis mon Campfur les hauteurs d'Oberlibich, où j’avois un défiléen front.
Le i8 me l’arméo alla fur une Colomiïe à Kam-nitz. Les bagages qui défilèrent par Kreywitz , su'rent attaquées près de Iiaffel ; la peur & le désor-dre des goujats qui croient le péril toujours plusgrand-qu’il ne Test en effet, furent cause, que plu-sieurs chariots s’entre-choquerent, & se rompirent,plusieurs pontons furent renversés ; l’ennemi pillabeaucoup de bagages, & nous prit un bon nombre
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