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<1e chevaux. Les Pandourcs qui s'étoient postésderrière un abattis, fait à la hâte, firent feu futles nôtres, pendant que d’autres attaquèrent IeSbagages, notre compagnie franche ,& nos chasseursfirent le tour de ['abattis, attaquèrent les Pandou-res & les obligèrent à fe retirer. Comme les ba-gages bouchèrent entierement le chemin, il fallut'fe refondre à mettre les'chariots en pièces, & àles laisser là, à ceux près, de la conservation des-'quels nous ne pouvions nous passer. Le Général’Winterfeld fit suivre l’avantgarde de travailleurs'pour débacler l’abattis, & réparer les chemins, laplupart des pontons mal attelés, de chevaux furentmis en pièces ; deux raisons nous porterent à hâ-'ter notre marche.
1. Nous n’avions de pains que pour dix jours.
2 . II faloit faire son possible pour prévenir l'en-'nemi à Zittau.
Le ipme â quatre heures après-midi, le Général’Winterfeld me fit savoir, que les chemins étoientnettoyés, l’armée fe mit en marche, & l’avant-garde fe bâta de gagner les hauteurs de Kreywitz.-A peine l’armée eut elle décampé, Ic Général Win-'tcrfeld me fit dire, qu’il voyoit venir, ducôté deZittau, un corps pourvû de canons & de cavale-'rie, fort d’environ 6ooo hommes, qu’il croyois,,que ce corps alloit gagner Kreywitz, mais qu’il'-feroit tous ses efforts pour le prévenir, -
Pour renforcer le Général Winterfeld je fismar*cher treize Bataillons & deux Régiments ds Cav»VA 5