II E L A T I O N. 23
vera que le Roi ne regarda point, en fut bien chan-grïn ; Winterfeid n’avoit rien fait, & conseillé demieux, que tous les autres, cette distinction exci-ta beaucoup de soupçon, & plus encore, lors-qu’011 apprit, qu'il avoit eu une correspondancesecrète avec le Roi. Je partis le soir à cinq heu-res avec deux Bataillons de Hautscharmoi & 4.00chariots. Nous couchâmes dans un‘village, & leIZMS à midi j’arrivai à Dresde. J’écrivis d'a-bord au Ministère & à tous les Gouverneurs de sForteresses de Silésie, pour leur montrer l’impossi-bilité, où j’étois de leur envoyer du secours.
Le Roi, pour sc défaire de leurs plaintes, lesavoit tous addressés 'à moi, leur signifiant, quej’étois autorisé de leur envoyer le secours néces.faire à mettre la province à couvert des pillage*des troupes légeres & tout cela dans le temps qu'ilsavoit , que j’étois environné de toute l’arméeAutrichienne, & que j’avois beaucoup de peine isortir d’affaire le mieux que je pou/à