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reste ouvertement en prise, à moins que la na-ture même du terrein ne le .garantisse suffisam-ment. De quelle utilité d’ailleurs eût été cettequantité de cavalerie placée derrière l’infante-rie, puisque toute l’assaire doit se passer dans lebois? 11 paroît cependant que c’étoit-là oùl’Au-teur vouloir la mener.
Les signaux, pour faire exécuter aux troupestdle ou telle manœuvre, peuvent être bons dansun camp .d’cxercice, où touc est prévu, où l’onfuit ponctuellement une disposition faite anté-rieurement , & adaptée au local du terrein.Mais à la guerre, où les circonstances peuventchanger à chaque moment, où souvent on estobligé de varier l’ordonnance des troupes ; dequel nombre infini de signaux ne faudroit-il pasconvenir pour exprimer tous les cas possibles ?Laissons donc les signaux aux flottes, & tenons-nous en à l’ancienne méthode : des Aides decamp actifs, bien montés , capables de biencomprendre un ordre, & de le rendre claire-ment , voilà les moyens qu’un Général doit em-ployer pour remuer les ressorts d’une armée.
L’auteur déclame fortement contre les postesretranchés,& contrel’ufage des artilleries nom-breuses , qui depuis quelque tems a prévaludans nos armées. Tout le monde connoît lesinconvénients qui naissent du trop grand nombredes bouches à feu. La difficulté de les trans-porter , le nombre .d’hçmmes & de chevaux que