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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DISCOURS

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lieuses pour tous les peuples, elles ne sont favorablesquà celui, qui regardant la force comme un droit,sarroge le pouvoir absolu sur les mers ? (3)

Notre ouvrage développera, relativement à la facilitéde détruire les vaisseaux : des preuves convaincantesrésultant dexpériences déjà faites ; et il offrira tous lesdétails nécessaires à lexécution des nouvelles armes pro-posées ; armes qui seront assez redoutables, pour mettrele moindre navire en état de se faire craindre du plusgrand vaisseau, et qui par conséquent, permettront dene plus faire les énormes dépenses quentraînent lesconstructions de haut-bord.

Ce que nous proposons, nest ni une invention, niun projet ; et les armes nouvelles ne seront quun moyen

( 3 ) Les prétentions britanniques sont anciennes : César en parle ( de Bello Gai. lib. IV). Lesrois Anglo-Saxons se qualifiaient : Seigneurs des Rois et Nations de lOcéan. Au treizième sièclele règlement dHastings fut un règlement de souveraineté'. Au quatorzième siècle , les Anglais exigèrent des autres peuples un droit pour pécher dans la mer. Plus tard ils donnèrent le nom deMers Britanniques ; aux mers dEspagne , de France , de Hollande , de Dannemarck et de Norwége .En iG 3 G, les prétentions les moins raisonnables de lAngleterre sur lOcéan , furent soutenues parSelden, dont les argumens, récompensés par Charles I er ., furent déposés à l'Amirauté gommedes titres , et furent appuyés par soixante vaisseaux de guerre. En 1 653 , les Hollandais furent con-traints, àpvès une lutte vigoureuse, à reconnaître (pie leurs vaisseaux baisseraient pavillon devanteffui dAngleterre. Henry IV et Louis XIII furent réduits à temporiser. Louis XIV résista; maisPacte oppresseur de navigation de Cromivel, nen fut pas moins confirmé par Charles IJ. Enfin1 règlement anglais du î fr janvier t 7.J4 , porte: » Les vaisseaux étrangers qui, rencontrant« quelque vaisseau de S. M. dans les mers Britanniques jusquau cap Unis te re , ne baissent point« leur pavillon, doivent y être contraints; et Pon informera contre ceux qui négligeront de les y« contraindre. Les vaisseaux de S. M. ne doivent baisser pavillon devaut. aucun autre. » Or , de-puis les Anglais ont-ils renoncé à ce quils nomment leurs droits maritimes? On peut le de-mander aux milliers de vaisseaux marchands quils ont enlevés avant lu déclaration des guerresqui ont eu lieu depuis cette époque ; on peut le demander aux manufactures françaises dont lescommissaires Anglais faisaient arracher les toiles à voiles en l'ffij; on peut le demandera laflotte Française , incendiée dans Toulon eu i 7 Ç) 3 , et à la flotte Hollandaise enlevée eu 1799 , et à laflotte Danoise, brûlée en 1801 devant Copenhague , et à la flotte Russe retenue captive; enfin oupeut le demander aux réglcmens anglais actuels sur les visites elles blocus. Les Anglais se plaignentde lamertume avec laquelle on parle deux ; mais quils jugent avec impartialité ( si 011 peutêtre impartial dans sa propre cause ) , et ils verront : que le dur triomphe de légoïsme est unehostilité permanente; et que sans e'prouvcr nulle aversion contre une nation il y a tantdhommes honorables , il suffît aux antres nations davoir quelque respect delles-mêmes, poursélever contre des usages qui nadmettent pas la réciprocité, et pour xiésirer rabaissement aüueforce qui veut régner partout sans frein et tout posséder sans partage.