PRÉLIMINAIRE. vij
très-simple, d’agrandir un effet d’artillerie actuéliementtrès-connu. Ce n’est point une idée neuve, c’est uneidée mûre qui se présentait d’elle-même ■; et chacun pou-vait à cette occasion, trouver ce que cherchait Mau-pertuis : « un beau problème peu difficile ». Noussommes si loin de prétendre avoir rien inventé , quenous avons au contraire fait des recherches laborieuses ,pour démontrer : que la principale innovation proposéedans ce livre, est une chose déjà connue depuis long-temps, déjà essayée avec succès, souvent conseillée parles hommes du métier les plus instruits , et dont il nerestait que les détails à étudier. Et ce qui est remar-quable, c’est que Napoléon fut (ainsi que nous le feronsvoir) celui qui approcha le plus de la solution de ceproblème.
Mais en même temps que ces armes puissantes , lanavigation par les machines à vapeur, offrait un autremoyen nouveau de force maritime. Ce sera en effet,pour les pays dont la population n’est qu’en faible par-tie composée de marins, un avantage immense : que defaire mouvoir les bâtimens de guerre, au moyen d’unemachine qui fonctionne seule ; au lieu de les faire mou-voir par le vent, au moyen d’un gréement inextrica-ble , qui exige un équipage très-nombreux et très-ex-périmenté. Nous avons donc examiné : comment desbâtimens à vapeur, pourraient se combiner avecl’emploi des nouvelles armes; et peut-être jugera-t-on :