DISCOURS
nous pourrons un jour avoir à lutter, jouiront desavantages qu’il peut offrir, et que nous n’en aurons pasl’initiative. On pourrait à cela répondre : que dès lepremier combat, ou même dès qu’un seul armementse montrerait à la mer, l’ennemi en ayant alors con-naissance , se mettrait lui-même en mesure. Mais il ya plus_: il y a sur la convenance de publier, une con-sidération plus importante que toutes les autres, et nousallons terminer en l’exposant ainsi qu’il suit.
Ou le nouveau système est bon , ou il ne l’est pas ;s’il ne l’est pas , sa publication ne peut avoir aucun in-convénient ; mais si ayant été formé d’après l’expériencede faits antérieurs bien éprouvés, ce système se trouvaitêtre admissible et capable de produire les effets annon-cés , alors qu’arriverait-il ? il arriverait que son avantagecaractéristique serait loin de ne devoir procurer à la ma-rine française que la seule initiative d’un premier succès.Cet avantage en effet, consisterait ( ainsi que les dernierschapitres de l’ouvrage le font voir) en cela : qu’d l’ave-•nir, La puissance navale des états pourrait devenirproportionnelle à la force totale de leur population , aulieu d’être comme aujourd’hui restreinte à la seuleportionexpérimentée de leur population maritime. C’est-à-dire,que la difficulté de posséder une bonne armée navale,Cesserait d’être infiniment plus grande que la difficultéde posséder une bonne armée de terre. Or est-ce là unavantage que la France ait intérêt à n’introduire que fur-