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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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I

2 MOYENS ORDINAIRES

Ce qui se rapporte âu navire a été fait et successivementperfectionné par les ingénieurs constructeurs ; ce qui se rap-porte à larmement a été emprunté de lartillerie de terre ; etla marine a fait plus de progrès sous le rapport de la struc-ture des vaisseaux,, de leur construction et de leur manœuvre,que sous le rapport des effets à produire par les agens placésà bord pour le combat , parce que , ne soccupant très-spé-cialement que du premier de ces deux objets, elle pouvaittrès-bien ne pas recevoir les meilleurs agens possibles pourson usage , en les empruntant à lartillerie de terre qui lesavait perfectionnés daprès des convenances tout-à-fait autresque celles de la marine.

En nous bornant, dans ce chapitre , à ce qui se rapporteà la construction proprement dite , nous ferons remarquerquen employant lartillerie telle quelle existe, il était difficile,et peut-être impossible de faire les bâtimens de guerre autresou meilleurs que ce quils sont généralement ; et que ces bâtimens doivent être un sujet dadmiration plutôt que de critique,lorsquon examine avec attention leur vaste contenance , leursolidité contre la violence de la mer , leur résistance contre laplus nombreuse et la plus grosse artillerie, leurs savans moyensde marcher , et la rapidité de leurs mouvemens.

Les propriétés nautiques dun navire paraissent être plus im-portantes que la plus ou moins grande puissance de lartilleriede ce navire, parce que, sur mer comme sur terre, les combatsmodernes se décident beaucoup moins par les coups qui seportent corps à corps , que par lhabileté dévolution qui faitarriver au moment décisif et sur le point principal de T action ,avec une masse de forces convenablement disposées et habi-lement employées. Cest cette manoeuvre qui a décidé les vic-toires de Nelson sur mer; elle a décidé les victoires de Napoléon