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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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24 MOYENS ORDINAIRES

L’amélioration des affûts et des moyens de les manœuvrerpourrait procurer d’assez grands avantages, parce quelle per-mettrait d’employer, d’exposer et de nourrir à bord un moindrenombre d’hommes ; elle ferait découvrir une plus grande éten-due avec une même pièce, et elle donnerait la facilité de tirerun plus grand nombre de coups dans le même temps. Le gé-néral Congrève s’est occupé avec succès de cet objet en Angle-terre; mais il est évident qu’aucun des avantages à obtenir parles affûts ne saurait être un avantage décisif.

L’augmentation de force de la poudre n’aurait aucune in-fluence pour les effets à produire, puisque la poudre actuelledonne déjà des vitesses qu’on est obligé de modérer en dimi-nuant la charge des pièces.

Ce qu’il y aurait de plus utile à faire sur la poudre, ne seraitpas de la rendre plus forte, mais de lui donner une force quifût la même dans toutes les fabriques, et qui conservât cetteégalité dans tous les magasins , afin d’avoir toujours à opéreravec un instrument uniforme et connu; toutefois l’avantage quien résulterait se rapportant à la justesse du tir ne serait grandque pour l’artillerie de terre, et aurait peu d’intérêt pour l’ar-tillerie de marine.

Le perfectionnement, des machines, instrumens et menusobjets du service de l’artillerie, ne peut avoir d’autre effet qued’accélérer le tir, ce qui est avantageux quand le combat estengagé de près; mais ce n’est cependant pas de là que l’onpeut espérer de voir naître une grande supériorité.

L’instruction soignée du personnel serait plus efficace queles améliorations des détails du matériel, et les Anglais ontappris à leurs dépens, dans leurs combats de i8i5 contre lesAméricains, ce que font des marins et des artilleurs ennemisexercés à bien tirer; mais la puissance bornée du matériel po-