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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE LA MARINE ACTUELLE. 27

Nous verrons qu’en suivant celle idée, et en examinant avecsoin tout ce qu’elle peut produire, l’on est conduit non-seule-ment à une iinporlanle amélioration dans le système actueld’artillerie de mer, maisà un système d’armement tout nouveau,et à une puissance de destruction tellement grande , que cenouvel armement changera toutes les relations aujourd’huiexistantes entre les diverses parties du matériel , et entraînerala nécessité de graves modifications dans les constructions na-vales elles-mêmes. C’est ce qui sera développé, avec détail ,dans les quatrième, cinquième , sixième, septième et huitièmelivres de cet ouvrage.

6°. Enlin, que les perfectionnemens de détail dans la fouledes petits objets relatifs à la construction , à l’armement, et àla navigation des bâtimens de guerre, ne peuvent exercer leurinfluence que peu à peu, que cette influence est de sa naturesecondaire , et que ce n’est pas subitement qu’elle peut avoirde l’importance.

Quant à la supériorité maritime qui peut résulter de l’in-struction des équipages , de leur expérience , de leur volontévéhémente; ou de l’habileté et du caractère des officiers ; ou dela richesse nationale ; ou delà forte et grande administration;ou enfin de tout ce qui tient au gouvernement, à l’intelligenceet aux passions : celte supériorité est quelquefois l’ouvrage d’unseul chef , qui sait mettre en mouvement ce qui existe danstous les pays et dans tous les hommes. Il sort de là des forcestout autrement importantes que les perfectionnemens du ma-tériel; mais il n’entre nullement dans le planque nous noussommes tracé , d’examiner ce qui est relatif à cette espèce deforces.