MOYENS ORDINAIRES
eus, adoptés et exécutés, et ne pouvant pas être admis dans-une marine sans que les autres marines les imitent , il n’est pasdans la nature de ces perfectionnernens , de pouvoir donnersubitement la supériorité maritime ;
2 °. Que la quantité d’w'tîllerie qu’il est possible de placeret de servir à bord des bâlimens de guerre, ne saurait être por-tée fort au-delà de ce qui vient d’être fait dans ces dernièresannées par les marines française, anglaise et américaine;
3°. Que ces mêmes marines viennent de continuer les amé-liorations depuis long-temps commencées sous le rapport dela force des calibres de l’artillerie ; mais que ces améliorationssont susceptibles d’un maximum d’accroissement de force etde simpliücation de moyens , qui 11 ’a encore été atteint nullepart.
Nous ferons voir au livre troisième quel est ce maximumde force, maximum qui donnera définitivement tout ce qu’ilest possible de gagner par la supériorité des calibres, sans sortirdu système actuel d’artillerie de mer.
4°. Qu’il n’y a point encore harmonie et unité de système,en ce qui est relatif à l’espèce et à l’emploi des bouches à feu,soit entre les marines des diverses nations, soit entre les di-verses parties de l’armement dans chaque marine en particulier.
Nous ferons voir, également au livre troisième , ce qui pa-raîtrait pouvoir être proposé à ce sujet pour l’artillerie de meractuelle, et l’on verra sans surprise , que ce qui donne le maxi-mum de force , donne en même temps Xunité de système.
5°. Que de toutes les améliorations tendantes à augmenterles effets de l’artillerie actuelle de mer , celle qui donneraitincomparablement la puissance la plus grande, serait l’abandondes projectiles massifs, auxquels on substituerait des projectiles;creux chargés de poudre pour faire explosion..