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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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MOYENS EXTRAORDINAIRES

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coup mieux par de Dons obusiers ou par les mortiers ordinaires?

A Boulogne, en 1806, des fusées el des bombes furent ti-rées sur la ville; les bombes seules firent un dégât que lesAnglais attribuèrent aux fusées, et qui les leur firent adopter.

A Copenhague , en 1807, les fusées anglaises ont incendiédes édifices; mais elles avaient dans cette circonstance un puis-sant auxiliaire dans 6412 bombes, 4966 boulets et une quan-tité proportionnée de carcasses incendiaires, qui furent lancéesen même temps quelles.

A lattaque de file dAix , en 180g, les Anglais brûlèrent desmilliers de fusées qui ne firent aucun mal.

Au bombardement de Flessingue , les fusées tirèrent avec sipeu de justesse, que les Anglais racontent eux-mêmes quellesretournaient sur les batteries d elles étaient lancées.

En 1811, lartillerie française employa devant Cadix desfusées qui portaient très-loin; les Anglais , de leur côté, enlancèrent un grand nombre sur nos travaux : les unes el lesautres furent de nul effet.

A Leipzick, en 181 3 , les raquettes firent sauter quelquescaissons, et effrayèrent quelques chevaux : petits événemensqui neurent aucune part à la décision de cette grande bataille.Lescadron anglais des tireurs de raquettes porte, il est vrai,le nom de Leipzick fastueusement brodé sur son étendard;mais il faut convenir quà Leipzick leurs fusées ont été secon-dées puissamment par les canons, les fusils, et les sabres dequatre cent mille hommes.

La même année, les Anglais vinrent tirer sur Dantzick uneimmense quantité de fusées dont lune seulement mit le feu àun hôpital. Tout le mal fait à Dantzick le fut par des bouletsrouges., des obus et des bombes; et lon put voir dans cetteoccasion , combien les fusées ont peu de justesse, car le 10 oc-