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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE LA MARINE ACTUELLE.

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CHAPITRE X,

Batteries flottantes.

On a fait à différentes époques et dans plusieurs circonstancesdiverses , des batteries flottantes qui ont eu plus ou moinsd’utilité et de succès ; celles qui ont excité le plus d’attentionont été celles au moyen desquelles le général Darçon avait pro-posé, au siège de 1782, d’ouvrir Gibraltar par mer : ces batteriesou prames étaient protégées contre les boulets ordinaires parun bordage de quatre pieds et demi, contre les bombes par unblindage incliné } et contre les boulets rouges par une cii’cu-lation d’eau entre les joints et les assemblages. Mais on nesuivit qu’en partie les plans de l’ingénieur; il fut dépensé beau-coup d’argent, beaucoup de temps, d’intrigues et de courage,et Gibraltar ne fut pas pris,

Les prames de Darçon étaient lourdes à cause de leur grandeépaisseur; elles marchaient irrégulièrement, parce qu’on neles avait renforcées que du côté exposé au feu de la place ; ellesavaient des embrasures étroites qui laissaient peu de champ detir à l’artillerie : il n’y a par conséquent ici nul motif d’exami-ner en détail des bâtimens, qui pouvaient convenir au cas par-ticulier pour lequel on les avait construits, mais qui ne con-viendraient pas en général au service de la mer.

Observons en passant, que Gibraltar n’est pas prenable parterre, précisément par la même cause qui fait que toutes lesautres places ne sauraient être imprenables : c’est-à-dire , parceque devant Gibraltar , l’assiégeant est ressei’ré sur une localité