DE LA MARINE ACTUELLE.
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CHAPITRE XIV.
Inventions diverses.
On a souvent essayé, et souvent on propose encore de char-ger les bouches à feu par la culasse, ce qui fut déjà pratiquédans les temps où la poudre avait moins de force : on trouveraitdans cette manière de charger, l’avantage de tirer à balles foi’céesavec les petites armes, et, avec les grosses armes, l’avantage deréduire la grandeur des embrasui’es et de tirer avec plus derapidité et moins de périls dans les casemates et dans les na-vires de guerre ; mais jusqu’à présent les vices de l’exécutionont toujours surpassé les avantages résultans du principe; et,comme les inconvéniens proviennent de l’extrême violence mé-canique et chimique de l’agent employé, il est peu vraisembla-ble que cet agent puisse être contenu, autrement que de lamanière la plus solide et par conséquent la moins compliquée,au moins pour les grosses armes.
On a essayé des poudres suroxigénées plus fortes que lapoudre ordinaire; mais, outre les dangers qu’on ne saurait faireentièrement disparaître dans l’emploi de poudres qui s’enflam-ment par le choc, on a remarqué que, donnassent-elles deseffets bien plus grands, il faudrait encore y renoncer, la poudreordinaire ayant déjà une telle force, qu’il est difficile aux bou-ches à feu d’y résister. Si donc, en inventant des poudres nou-velles, on n’invente pas aussi des métaux plus résistans que lebronze et le fer, la découverte restera sans application.
La poudre suroxigénée s’emploie pour amorcer les petites