DE LA MARINE ACTUELLE.
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CHAPITRE XV.
Conclusion du second livre : Remarques sur les soi-disant
inventions.
Après avoir expose les moyens plus ou moins connus: telsque brûlots, machines infernales, fusées à la Congrève, batte-ries flottantes, batteries à vapeur, torpilles et autres inventionsqui, sortant des habitudes ordinaires, ne s’écartent cepen-dant pas des saines théories et des usages praticables ; aprèsavoir cherché à apprécier l’espèce et la quantité d’avantagesqu’il est dans la nature de chacun d’eux de procurer 5 nouscroyons pouvoir conclure : qu’aucun de ces moyens extraordi-naires (à l’exception des navires à vapeur), de même qu’aucundes moyens ordinaires que nous avons examinés dans le livrepremier (à l’exception des projectiles creux), n’est susceptiblede faire obtenir la supériorité navale subite et décisive, qui estl’objet de nos recherches.
Les navires a vapeur et les projectiles creux sont donc,parmi les moyens ordinaires et extraordinaires que nous avonsexaminés, les seuls qui doivent devenir l’objet d’une attentiontrès-particulière; mais avant de parler en détail de ces deuxmoyens de force navale, qui seront la matière des quatrième,cinquième, sixième, septième et huitième livres de cet ouvrage,nous allons examiner, dans le livre troisième : quels sont, prin-cipalement sous le rapport de l’artillerie, les perfectionnernensqui porteraient le système actuellement existant, au maximumde sa force possible.
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