DE LA MARINE ACTUELLE.
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L’objection qui de suite se présente contre ces propositions,est celle-ci : les carronades peuvent, dira-t-on, être fort légè-res, quoique tirant des boulets de gros calibre, parce qu’étantmoins souvent placées derrière les sabords des batteries pon-tées, que sur le haut des bâtimens, elles peuvent sans incon-vénient , être courtes et recevoir en épaisseur autour de lacharge, tout le métal qu’on a pu ôter à leur longueur; tandisqu’il faut nécessairement de la longueur aux canons placésderrière les sabords ordinaires.
Cette objection peut être complètement levée; et ce qu’il ya de particulier dans nos propositions consiste précisément àavoir remarqué : que la quantité de métal employée à faireles canons ordinaires de 24 de 18 , est assez considérable,pour fournir à la fois , et les épaisseurs nécessaires à despièces du calibre de 36, tirant avec des charges suffisantes,et les longueui’S convenables pour que ces pièces, en ti-rant, débordent les sabords d’une quantité égale à celle dontces sabords sont aujourd’hui débordés par les canons de 24 etde 18.
Tout l’artiüce de la construction des nouvelles bouches à feuproposées, et cet artifice est d’une simplicité extrême, reposesur les observations ci-après :
i°. La surépaisseur de métal qui forme la tulipe des canonsordinaires , est un poids placé à la plus grande distancepossible du centre de gravité , elle fait considérablementavancer ce centre de gravité , et par suite les tourillons ,du côté de la bouche ; par conséquent en supprimant cettesurépaisseur dans les canons, comme on l’a supprimée dansles carronades, les tourillons peuvent être reportés en arrièrede leur position actuelle; ce qui permet de diminuer beau-coup la longueur totale de la bouche à feu, sans diminuer la
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