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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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6f> AMÉLIORATION

longueur de sa volée, et fait gagner du métal pour l’épais-seur (i).

i". Le même avantage sera obtenu à un degré beaucoupmoindre à la vérité, mais cependant d’une quantité perceptible ,par un évasement intérieur à la bouche de la pièce , pareilà celui qui est pratiqué dans les carronades, et offrant d’ail-leurs la même propriété conservatrice des lèvres delà bouche ,et plus de commodité pour l’introduction de la charge ( 2 ).

3°. La répartition du métal peut être faite de manière à cequ’une augmentation de poids placée à l’extrémité de la culasse,fasse reculer remplacement du centre de gravité, et par consé-quent celui des tourillons \ ce qui aura lieu en donnant auxcanons légers de 36, la même culasse et le même bouton deculasse qu’aux canons lourds du même calibre.

4°. On peut, si on ne tient pas à avoir des gargousses qui

(1) La non-existence de la tulipe dans les nouvelles pièces proposées , laisseraencore à ces pièces, calculées convenablement, une épaisseur de métal , à la tranchede la bouche , qui sera bien plus grande que dans les carronades de 36 . ( Voyezla planche première.} Quelques personnes pensent que la tulipe est nécessaire pouramortir le battement du boulet à la bouche ; mais ce battement ne dégrade que lalèvre même , au bord de la tranche, et en cet endroit les pièces à tulipe n’ont elles-mêmes qu’une épaisseur extrêmement faible; d’ailleurs l’évasement empêche ce bat-tement, puisque le boulet ne rencontre plus rien à battre. On a objecté qu’Euler , etd’autres hommes d’un nom qui fait autorité, avaient conservé la tulipe. Mais ont-ilsdit qu’elle fût nécessaire ? car autre chose est d’avoir dit qu’une chose est indispen-sable , ou de n’avoir pas dit qu’elle est inutile. Et quand bien même ils auraientaffirmé positivement qu’il faut une tulipe ( nous ne croyons pas qu’ils l’aient dit) ,l’expérience ayant dit depuis qu’on peut s’en passer , la question ne serait - elle pasrésolue par la décision de l’expérience ? Or , depuis 1774 j on se sert de carronades quisont absolument dépourvues de cet ornement.

(2) M. M. officier supérieur du génie maritime, pense que le motif de la

forme adoptée pour cet évasement, a été de fournir au boulet un repos qui rend pluscommode son introduction.