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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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7O NOUVELLE ARTILLERIE

ont commence à la naissance du monde-, et les machines à va-peur quoique lout-à-fait modernes, sont déjà fort perfection-nées, parce qu’il y a une foule de circonstances productives oùil est avantageux de s’en bien servir.

11 n’en est pas de même de l’art des armes de guerre : artil-lerie, fortification et marine; cet art date seulement de l’in-vention de la poudre ; peu de personnes ont eu besoin de l’ap-prendre ; à peine a-t-il été enseigné ; et soit que la théorie enait été cultivée trop loin des champs de bataille, soit que lapratique n’en ait été méditée qu’au milieu des distractions dela guerre, soit que par diverses causes il ait été peu stimulé,toujours est-il arrivé chez toutes les nations, que cet art n’afait qu’avec lenteur les progrès dont il était susceptible.

C’est ainsi que jusqu’au règne encore si récent du grandFrédéric, les armées traînaient pour la guerre de campagnela même artillerie que pour faire des sièges ; et qu’acluellementon a la même encore pour défendre les places ou pour les at-taquer. C’est ainsi que la fortification se borne toujours àcouvrir les défenseurs contre les seuls coups qui viennent pardevant, tandis que depuis plus d’un siècle les coups de l’as-siégeant viennent par en haut et par le côté. C’est ainsi quetoutes les marines se servent pour combattre un édifice enbois, combustible et fragile, du même boulet massif qui avaitété fait pour battre en brèche la pierre des plus épaisses mu-railles.

Il est peu surprenant qu’au milieu d’un état de choses aussipeu avancé, et sur un horizon aussi peu étendu, la vue laplus faible aperçoive des améliorations, qui bien que faciles,et n’exigeant que Femploi d’élémens connus, n’auraient cepen-dant étéqprenlrevues ou incomplètement ébauchées. ;

Ce ne sont donc pas des inventions extraordinaires que nous