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7 s NOUVELLE ARTILLERIE
combats de trois grandes guerres, où les Anglais sont loin d’a-voir eu toujours de leur côté, les chances moins meurtrières quedonne la victoire (i).
Il est un moyen plus efficace et plus promptement destruc-teur que les boulets massifs ; mais le bon emploi de ce moyenne s’est perfectionné , et n’est parfaitement connu, que depuisassez peu de temps : ce sont les boulets creux chargés de poudre.Plusieurs expériences ont prouvé qu’un seul de ces bouletspeut, en faisant explosion à la manière des mines, mettre unvaisseau ennemi dans le péril le plus imminent. Nous verronsdans la suite de cet ouvrage, pourquoi l’artillerie de mer neles a point encore adoptés.
Le redoutable effet des projectiles creux ayant fixé l’at-tention, on a cherché à agrandir leur calibre, afin que con-tenant plus de poudre, ils produisissent une plus violente ex-plosion ; et l’on a essayé les obus, qui ne sont pas autre choseque de gros boulets creux; mais jusqu’à présent les bouchesà feu qu’on a faites pour lancer les obus, n’ont offert quetrès-imparfaitement ce qui convient en général à la justessedu tir, à l’étendue des portées, à la certitude des effets, à lamodération du recul, à la conservation des affûts, etc., et sur-tout , elles n’ont pas satisfait à ce qui convient en particulier àl’installation et au service habituel sur les bâtimens de lamarine.
La recherche dont nous nous sommes occupé, a donc étédirigée vers le bon emploi des projectiles creux à bord; etnon-seulement nous ferons voir comment on peut fortement
(i) La première de ces citations est tirée des relations anglaise». Les deux autressont tirées de l’ouvrage excellent que M. Ch. Dupin vient de publier sur la marined’Angleterre.