PROPOSÉE POUR LA MARINE. ' 9 5
» cuivre , soit avec des fusées en bois , dont le canal est beau-» coup plus étroit. » ( Mémoire imprimé en 1794 sur l'u-sage de ïartillerie dans l’attaque et la défense. )
27.
Au mois d’avril 1793, on fit au siège de Mayence des essaisd’obus tirés dans les gros canons : ces esssais ( qui sont loind’avoir été les premiers comme on l’a cru alors, puisque nousvenons d’en citer beaucoup d’autres antérieurs) eurent un succèsqui fixa l’attention des chefs de l’artillerie et du génie, ainsi quenous le verrons au chapitre suivant. ( Correspondance ori-ginale.
A Graves, en 1794 ? et au bombardement de Valenciennes,en 1793, on vit plusieurs fois une seule bombe bouleverserune maison toute entière de fond en comble. ( Scharnhorst. )
29.
*** Dans une épreuve faite à Toulon , le 25 juin 1795,par l’artillerie de la marine : « des obus de 36 , 24 et 18 ti-.» rés à 200 toises, ont parfaitement rempli leur but. Ceux» qui ont donné dans le massif et y ont éclaté, en ont fra-» cassé et éparpillé les bordages. Un de 36 lancé à 100 toises,» par une carronade à la charge de 18 onces de poudre et 4» degrés au-dessus du but en blanc, a fait le plus d’effet en» éclatant ; il a mis le feu au calfatage, et le bois se serait en-» flammé, si on n’y avait promptement avisé. » (Lettre deM. Levasseur , chef des constructions d’artillerie de marine ,qui a dirigé l'épreuve en présence de M. de Sugny. )