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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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PROPOSÉE POUR LA MARINE. 99

On essaya aussi des obus dans le canon de il\ ; et quoiqueces obus fussent d’un faible calibre, leur effet fit cependant assezd’impression, pour que le général Gassendi écrivît le mêmejour au général Bonaparte , alors commandant en chef l’arméed’Angleterre, la lettre suivante (27 avril 1798) : « Tous serez» peut-être bien aise de connaître l’effet d’un obus tiré contre» le flanc d’un vaisseau et y éclatant, tel que nous l’a montré» l’épreuve de ce jour. —Pièce de 24 de bronze tirant à 2o3» toises, —obus de 24 pesant 16 livres 1/2, —charge de la pièce» 3 livres,—charge de l’obus une livre, — le but en bois de» chêne de 76 livres le pied cube, sur les dimensions des flancs» d’un vaisseau de 80, — les membrures ayant 12 pouces d e-» paisseur, —les bordages intérieurs de 5 pouces, et les exté-» rieurs de 8. — La pièce pointée à xo pieds de la ligne d’eau,

» a atteint le but à 5 pieds de cette ligne, l’obus a pénétré et» éclaté au milieu de la membrure. A l’élévation du quatrième» rang de bordages, au-dessous de la grande préceinte de 8 pouces» d’épaisseur, le membre de 12 pouces d’épaisseur a été dé-» chiré dans tous les sens dans une étendue de 2 à 3 pieds. Trois» rangs de bordages en dedans de 5 pouces d’épaisseur ont été» entièrement décloués et renversés , et trois en dehors de 8» pouces d’épaisseur ont été largués. » ( Pièces originalessignées : Rosily , La Place, Missiessy, Fabre et Gassendi .)

Le 27 mars pi’écédent, M. l’amiral Rosily avait écrit au mi-nistre, que la commission assemblée le 26 avait trouvé le bor-dage de 80 canons incendié, et « qu’examen fait de la cause de» cet incendie, il avait paru constant : que dans l’expérience» du 23 , un obus de 24 qu’on avait cru presque éteint en quit-» tant le champ d’épreuve , avait produit l’embrasement. »

( Pièce originale .)

11 n’est sans doute besoin d’insister ni sur l’importance de