PROPOSÉE POUR LA MARINE. 109
portée clans ce cas, est une première preuve en faveur des bou-ches à feu que nous allons proposer au livre suivant.
53.
Vers la fin de la guerre , lorsque les alliés se présentèrentdevant Anvers , un vaisseau anglais et une frégate vinrentà l’entrée de l’Escaut à portée des batteries de terre ; untrès - grand nombre de canons de ces batteries , tii'èrent desboulets massifs et des boulets rouges ; beaucoup de mortierslancèrent des bombes ; l’ennemi se retira ; et plus tard les of-ficiers anglais assurèrent : que la chose qui les avait réellementinquiétés, avait été quelques obus lancés par les canons. ( Récit,du capitaine du génie .)
Or, des obus de 6 pouces , qui sont du calibre de 3a , clantlancés par des canons de 36, qui ont presque toujours le ca-libre 37 à 38, et ayant d’ailleurs le défaut d’être excentrique,celui d’avoir des fusées en bois débordantes, etc. ; sont loind’être ce qu’on peut tirer de plus redoutable comme projec-tiles creux.
54 .
*** Au siège de Dantzick en i8i3 : un obus ennemi perçale brick français la Nymphe du Danube, fit sauter ce bâtimentetfitpérir tous les hommes qui s’y trouvaient, à l’exception d’unseul, qui ayant aperçu l’obus avant l’explosion , s’était jeté à lamer. ( Relation de la défense de Dantzick par M. d’Artois.)
55.
Dans la direction d’Anvers , M. le colonel..., directeurde l’artillerie, fit tirer sous un angle approchant de l’horizontal