NOUVELLE ARTILLERIE
i (j 8
donc un bâtiment qui aurait reçu quelques bombes de i5o oude 200 ?
5i
Le mois suivant (novembre 1811 ), par ordre du premierinspecteur general de l’artillerie, on tira à Metz des obus de24 contre une batterie en terre, bien dammée , ayant la lon-gueur nécessaire pour recevoir 3 pièces , et placée à la dis-tance de 3oo toises.
Les canons de 24 employés se trouvant évasés et hors deservice, manquèrent de justesse; de sorte que sur 88 coupstirés, 3o seulement portèrent dans la batterie ; mais ces 3o coupsla bouleversèrent entièrement. Plusieurs obus s’étaient enfoncésà 6 et 7 pieds dans les terres avant d’éclater. ( Procès ver-bal original. )
52.
En septembre 1812 on lit à Anvers des épreuves compara-tives sur les portées des diverses carronades. Celle hollandaisedu calibre de 60, pesant 3ç4o livres , ayant une âme longue de4 pieds 2 pouces , et chargée de 6 livres de poudre : porta sousl’angle de 2 à 3 degrés, de 4oo à 600 toises du premier bond,puis fit ricocher son boulet jusqu’à 1700 à 1800 toises. ( Co-pie du procès verbal original. )
Yoilà des portées égales à celles des canons des plus fortscalibres. Nous les citons ici non pas relativement à la questiondes projetiles creux, mais relativement à la portée de bouches àfeu qui, ayant un très-grand calibre, sont proportionnellementmoins longues, moins lourdes et moins fortement chargées queles canons des calibres ordinaires de la marine. Cette grande